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 La route - récits de comptoir...

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Nico59

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Messages : 13
Date d'inscription : 09/04/2009

MessageSujet: La route - récits de comptoir...   Mar 12 Mai - 10:17

... un hiver, il y a quelques années ...

Après mon travail d'organiste hier, vacances ! Je mange vite fait un truc et je file en Florett écouter un concert de quatre cornettistes et un organiste, l'ensemble jouant à St Légier au dessus de Vevey. D'abord, en Florett une constatation s'impose: ça caille ! Au point de m'arrêter boire un thé chaud en cours de route. Allons, il fait jour et le concert n'est qu'à 17 heures, je ne rentrerai pas trop tard, me dis-je. Je repars donc d'Oron, descend la côte et arrive sans encombre à l'église de la Chiésaz, lieu du concert, où répètent déjà les musiciens, il était environ 16 heures. Une amie me lance un sourire du haut de sa galerie, il y a de la belle musique, et du chauffage, rien de mieux pour progressivement arrêter de trembler. Le chef de l'ensemble et professeur des trois autres cornets descend et nous bavardons un instant. Puis vers 18 heures, fin de répétition, les musiciens plient leurs affaires, et je monte à la galerie de l'orgue, et salue l'organiste, qui travaille encore quelques minutes avant de me laisser l'orgue un moment. Et là, tout le monde me dit au revoir et à bientôt, le concert est à 20 heures. Bigre, moi qui ne voulait pas trop rentrer tard c'est raté. Je passe une heure et demie à tenter de réveiller ma main droite sur les claviers de ce bel orgue, mais rien n'y fait, aujourd'hui, ça ne veut pas. Je pars boire un autre thé chaud dans un restaurant visiblement très chic. Effectivement mon thé est très chic et l'addition aussi, mais la tenancière du lieu est très gentille, et s'inquiète de me voir encore grelotter après un quart d'heure au chaud. Retour à l'église, où je retrouve des amis de Gaillard, nous entrons. Arrivée des concertistes, endimanchés comme il se doit. Le concert fut magnifique, mais je résiste toute la première partie, je m'endors non pas parce que je m'embête mais je tombe à cause de la fatigue, pas bon signe pour la rentrée, ça ! je me remue à l'entr'acte, et profite pleinement de la seconde partie. Après les applaudissements répétés mais sans bis, je retrouve les musiciens avec bonheur, et félicite l'équipe présente. Un tour au bistrot s'organise, et je bois... un thé chaud. Vingt minutes à discuter, nous nous dirigeons vers nos véhicules respectifs, et j'ai froid déjà à pieds, misère. Je salue brièvement tout le monde et retrouve la moto. De la glace sur la selle, la poignée de gaz gelée, tout va bien. Après avoir actionné plusieurs fois la poignée et dégivré sommairement la selle, un coup de starter sur le carbu et je tente de démarrer, me fatiguant une dizaine de fois sur le kick, mais ça démarre finalement. Et je pars, ça pèle, mais fort heureusement il n'y a pas de brouillard. Je grimpe la côte et prend la route en direction de Châtel et Fribourg, c'est là que le brouillard s'invite, m'obligeant à essuyer les lunettes fréquemment et à rouler très lentement. Je passe Oron presque sans m'en apercevoir, tellement on y voit que dalle. Mais c'est encore pire après ! Je roule à trente à l'heure, avec pour seul repaire la ligne blanche sur la route, et encore, parce que d'abord il n'y en a pas partout, ensuite parce que quatre mètres devant, c'est le grand néant. Je prie avant chaque éclairage public que la prochaine étape le brouillard disparaisse, mais non, ça s'aggrave plutôt avant de se dégager au dessus de Moudon, route tournante au possible que je n'ai jamais prise aussi lentement. Arrivé à Moudon, je m'arrête à un station service, pour constater que je suis couvert de glace ! De la tête aux pieds. Je retire mes gants tous blancs, mais il fait encore plus froid avec, je me frotte les mains qui ne bougent plus beaucoup. Je sors le portable, mais impossible d'appuyer sur les boutons assez précisément pour le déverrouiller, c'est dire. Je me dis que quitte à péter de froid, autant avancer. Je remonte sur ma bécane qui a une drôle de tronche, avec la glace sur le réservoir et le garde boue avant. Passé Lucens, tout en glissades, je monte vers Cheiry, le brouillard me lâche la grappe et j'arrive, bénédiction, chez les parents, où après un salvateur Biberli et m'être débarassé de ma glace, je m'écroule dans mon lit...
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El Kondor

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Messages : 198
Date d'inscription : 31/10/2008

MessageSujet: Re: La route - récits de comptoir...   Jeu 29 Oct - 11:42

Déjà que t'as pas beaucoup de gras, ça a dû être une sacré expédition Laughing .

A mon tour...

Nous sommes début à la mi novembre de l'année passée. Sur mon bureau traîne une convocation à l'expertise pour vieux Florett Super TS, et oui, déjà 6 ans...
Mise à part un frein avant un peu anémique et éclairage... disons hésitant, rien à faire sur le Florett si ce n'est un bon nettoyage et un bon polish. Un jeu de garnitures de frein et un contacteur d'éclairage plus tard, l'engin est prêt pour l'examen. Le rendez-vous est à La Chaux-de-Fonds, mais voilà, la neige a entre temps fait son apparition et surtout on le verra plus tard, elle va s'inscruster jusqu'au mois de mars. Heureusement le service auto à Neuchâtel est compréhensif et le rendez-vous est reporté au printemps. En choississant le le 04 avril je me dis que je ne cours pas grands risques. Arrive le jour en question. Le ciel est gris, il pleut et il y a un petit vent sympathique qui vient de l'Ouest. Démuni de moyen de transport, je n'ai pas le choix va falloir fire le trajet en Florett... Je m'équipe comme un cosmonaute et c'est parti. J'ai une allure folle avec mon patalon en plastique bleu tout rembourré, mes gants de skis et mes bottes en caoutchouc modèle agricole à semelle jaune. Inutile d'envisager les tunnels de la Vue-des-Alpes avec un engin qui tape le 70 à fond, c'est bien le col bien accueillant dans sa ceinture de brouillard, qu'il va falloir franchir. Jusqu'aux Hauts-Geneveys, le vent me chahute, mais ça roule. Et puis soudaienement, une drôle de pellicule se met à recouvrir la visière de mon casque, j'ouvre, non! Si! La neige, même une bonne neige de printemps avec de bons gros flocons qui collent et qui en moins de 20 secondes recouvrent la visière de mon casque au point que je me résouds à l'ouvrir définitivement! Bien évidemment, il y en a sur la route et je suis encore loin du sommet. Je poursuis mon périple à 30. Plus je monte, plus la couche s'épaissit sur la route et sur le pilote. Y a des automobilistes qui dans la trourmente me font un signe tournoyant du doigt assez explicite sur la tempe. Mais qu'ils aillent se faire voir chez les Grecs! J'ai un rendez-vous à honorer moi. Je passe le sommet dans 10 cm de neige fraîche, ben ouai le canton est fauché et il a déjà rangé ses camions. La descente pourrait être plus rapide, mais bon, je m'épargne une prise de risques inutiles. Ma tenue est étanche certes, mais pas vraiment adaptée au froid et dans mes bottes en caoutchouc, j'ai le bout des graillons qui commencent de se réstracter. La Chaux-de-Fonds, enfin! Une petite pluie bienfaitrice et entremêlée de petch (comme on dit chez nous) a pris la place de la neige, que du bonheur. Lorsque j'arrive au service auto, en descendant du Florett, c'est carrément une plaque de neige qui tombe de ma veste. L'expert est sympa mais il rigole pas (d'ailleurs est-ce que ça rigole un expert?), il n'y a rien à dire, un timbre sur le rapport et je me prépare pour le retour. Rebelote sur la Vue, la neige tombe toujours. Toujours également les signes d'encouragement des conducteurs qui me dépassent à moins d'un mètre le poing levé. Faut reconnaître qu'un illuminé sur un deux roues roulant les deux pieds parterre faisant un sillon dans la neige à 20 à l'heure, c'est pas très habituel. Au sommet c'est la Sibérie... y a une chouette tempête de neige mais faut continuer, pas le choix. J'entame la descente avec la même abnégation et surtout la même prudence. J'ai plus de pieds, j'ai plus de mains, avec ma visière ouverte, je ne vois presque rien. Pourtant le Florett âgée de 41 ans ne bronche pas une brique, incroyable machine âgée quand même. Enfin les Hauts-Geneveys et la pluie. Le rythme augmente un peu, encore 10 minutes et le calvaire sera terminé. J'arrive à la maison, j'entre par le garage du sous-sol et je me déshabille complètement à la buanderie avant de plonger dans un bain chaud...

Tout ça pour me dire... belle machine, c'est tout bon... Laughing
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