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 2000 - Swiss Alpes Trophy

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El Kondor

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Date d'inscription : 31/10/2008

MessageSujet: 2000 - Swiss Alpes Trophy   Lun 26 Oct - 16:59

En ce qui me concerne la sortie a débuté une bonne dizaine de jours avant le départ, avec la ferme intention d'expertiser mon "RS" '68 et de pouvoir participer à son guidon à la sortie. Premier épisode avec un jeux de rupteurs et le condensateur qui décident de griller alors que ces pièces avaient été changées quelques mois auparavant. Puis, alors que Werner F., pourtant très rapide, ne m'a pas envoyé les pièces précitées, c'est Pierre J. qui m'appelle. Sa magnifique "RS" enfin remontée avec amour tourne comme un avion... sur sa béquille, car une fois la première passée celle-ci cale systématiquement. Diagnostique; simmerings de vilebrequin usés. Bien évidemment, loi de Murphy oblige, les choses se sont compliquées, si du côté du volant magnétique la pièce incriminée a quitté son logement sans problème, du côté boite, le démontage du pignon de vilebrequin a nécessité un arrache taille mammouth, nous ne parlerons même pas de l'extracteur qu'il a fallut fabriquer sur mesure pour pouvoir enfin sortir le simmering. Le 31 juillet au soir, les simmerings neufs permettaient au Florett en question d'avoir un ralenti stable, mais point de vue décollage; toujours rien, déprime du propriétaire qui n'y croit plus. Pourtant, le matin suivant, soit 24h avant la date fatidique, je tentais un réglage empirique de l'avance à l'allumage et c'est avec soulagement que Pierre peut enfin profiter de son bolide. Le 02 août ce Kreidler passait l'expertise à Neuchâtel avec mention "excellent" et remarque significative de l'expert : "c'est un petit bijoux". Deuxième épisode pour votre serviteur qui a enfin remonté son allumage, cette fois-ci c'est l'éclairage qui fait des siennes, obstiné, je fini pas trouver la panne quelques heures avant le rendez-vous au service auto. Jeudi 03 août 2000, c'est le même expert qui regarde les yeux ronds, arriver Pierre J (qui a présenté le Florett pour moi) au guidon de ma machine, scénario identique pour ce qui est de l'examen qui sera sans faute. Dernier volet de la partie post-sortie avec Claude G. qui se pointe vendredi soir avant le départ pour procéder à quelques réglages sur sa "RS" '72 dont le moteur est plutôt poussif. Malgré une position d'aiguille de boisseau revue et quelques réglages de carburation, sa machine n'est toujours au top de sa forme, mais devrait permettre à notre ami de participer à la sortie sans soucis, et puis ce vendredi soir, le ciel est dégagé et le moral au beau fixe. Ben oui demain débute LA sortie tant attendue.

Au vu de ce qui précède, vous comprendrez aisément mon hésitations à annuler la balade, ceci d'autant plus que les prévisions météo annoncées pour le week-end semblaient finalement moins catastrophiques qu'annoncé en début de semaine. Par respect pour ceux qui ont mis toute leur volonté pour réussir à préparer leur Florett et l'enthousiasme de la plupart des participants que j'ai contactés pour prendre la température, je me suis décidé à prendre le risque de maintenir la date de départ. Un petit coup de fil à Cointrin au service météo me rassurait sur ce point, si pour le samedi on s'exposait à quelques averses, de nettes améliorations étaient prévues pour dimanche.

Pourtant samedi à 0930, alors qu'à Boudevilliers des trombes d'eau dévalaient du ciel, il fallait une certaine dose de courage pour partir. Pourtant, j'avais confiance et depuis Boudevilliers, au volant de mon minibus, je prends la direction de Crémines où m'attendent Christian G. et Guillaume B.. Je scrute avec soucis le ciel, mais vers Bienne déjà, il s'éclaircit et la pluie s'arrête. Peu avant Tavannes, elle reprend de plus belle et à Crémines c'est à nouveau l'apocalypse. Mais le moral de mes deux acolytes est au beau fixe. Et peu après sur l'autoroute en direction de Berne, il ne pleut déjà quasi plus et je commence de croire que j'ai fait le bon choix

1300 à Belp, arrivée fracassante et remarquée de Claude G. qui lors d'une manoeuvre avec son fourgon Mercedes, arrange quelque peu un candélabre et le panneau horaire d'un arrêt de bus. Heureusement sans trop de dommages. Il ne pleut plus ou devrais-je dire, il ne pleut toujours pas, et d'un commun accord, il est décidé de poursuivre avec les bus jusqu'à Thoune, où le long du lac nous trouvons des places de parc. Les Florett sont déchargées, et lentement nous nous équipons.

- Tu crois qu'il va pleuvoir ? (l'anonymat du personnage sera conservé)

- Ben pour aujourd'hui, y z'annoncent un peu de pluie avec passage nuageux (JMB)

(Rires de l'assistance)

- A bon ça me rassure parce que je n'ai pas de gants ! (X)

(re-rires)

- Non mais m.... t'es pas sérieux ! t'as au moins des habits contre la pluie ? (JMB)

- Ouais, ouais... heu enfin tu crois que les jeans ça tiens l'eau longtemps...(X)

(Silence hésitant)

- Oh mais j'ai un pare-jambes ça doit certainement protéger quand même un peu. (X)

(Re-rires de l'assistance)

Finalement, l'intéressé c'est vu prêter une paire de gants et un pantalon pour la pluie.

S'il est certain que certains membres de l'Amicale possèdent quelques fois un équipement hétéroclite, disons d'époque, il faut dire qu'après avoir vêtu leur équipement contre la pluie, quelques uns avaient une allure plutôt altière, plus proche du cosmonaute que du motard et il est certain que les membres de l'Amicale ne passaient pas inaperçus. Le regard surpris de quelques passants provoquèrent quelques belles séances de fou-rire, ceci d'autant plus que le look des machines et de leurs équipements n'étaient pas en reste. En effet, paires de sacoches en tissus écossais et autres supports de plaque montés à ras la chaussée eurent un franc succès.

Puis, le moment magique de la mise en marche arrive et c'est le départ. Quelques kilomètres plus loin les premières ondées nous surprennent. Je commence à regretter l'absence de mon casque intégral. En effet, mon "bol" et mes lunettes Climax ont "de la gueule", mais ne sont guère efficaces contre les gouttes d'eau qui piquent mon visage. Vu la météo de plus en plus mauvaise, la visite des grottes de St-Béat est annulée au profit d'une bienveillante pause café à Sudlauenen. Quelques dizaines de minutes plus tard, la pluie se calmant, nous reprenons la route et pourrons circuler au sec.

Peu avant Interlaken, avec une certaine angoisse, je devais constater que le moteur de ma brave "RS", pourtant bien préparé me fait des ratées, ça fait rire les passants, mais en qui me concerne, je suis plutôt tendu. Après quelques hésitations, le moteur fini par s'arrêter. Heureusement en quelques minutes la panne, soit un mauvais contact du fils de masse des rupteurs, est découverte et réparée. La traversée d'Interlaken au milieu des touristes japonais et américains connu un succès sans précédent, surtout aux feux ou le poids de certains pilotes, nécessitait au démarrage un emballement assez prononcé et peu discret (83db) du moteur. Je ne reviendrais pas sur le look de quelques-uns, entre autre celui de l'ami Guillaume équipé d'un super casque jet "orange d'époque" et de sa clope artisanale, manquait plus que ses "schlarp's" (sandale de cuir type pèlerin portées pieds nus) pour que l'allure soit totale, mais les risques de pluie lui avait fait opter avec raison, pour une paire de chaussures un peu plus étanches.

Tout au long de notre périple, nous aurons pu constater que le Florett reste populaire et nombreux sont les gens qui nous ont fait des signes de sympathie. La suite du chemin le long du lac de Brienz se poursuivit sous un plafond bas, mais sans pluie. Par contre, à partir de Meiringen jusqu'à Guttanen, le temps se remis au mauvais et c'est sous une pluie battante que nous avons rejoint l'hôtel pour la prise des chambres. Relevons le geste sympa du patron qui nous a permis de mettre nos "Kreid" à l'abri dans son garage. La plupart d'entre-nous étant très bien protégé contre la pluie et donc secs, aussi nous nous sommes rapidement retrouvés dans une sympathique ambiance à la salle de débit devant des cafés Lutz ou autres bonnes bières. Relevons également la présence du charismatique Werner F. qui nous a rejoint avec son bus et quelques cartons de pièces au cas "où". Pour le dimanche, il avait prévu un Kreidler 125 "Mustang" pour nous accompagner sur les cols.

Vers 1830, nous nous sommes rendus au "Bären" pour le souper. Fondue ou tranches de viande, chacun trouvait son bonheur sur la carte et vers 2230 dans la bonne humeur, nous avons quitté l'établissement pour rejoindre l'hôtel. Werner pas très sûr quant à la météo du lendemain préférait toutefois rentrer à Dagmersellen et nous quittait. Après une dernière consommation à l'hôtel, tout le monde rejoignait sa chambre. En ce qui concernait, j'étais tranquille. En effet, la pluie avait cessé et quelques étoiles étaient visibles dans le ciel...

...C'est vers 0500, que le crépitement rapide et caractéristique de grosses d'eau s'écrasant sur le toit m'a réveillé. Inutile de dire que la montée des cols devenait plutôt compromise. Courte discussion pendant le déjeuner ou l'expérience de vieux motard de l'ami Gilbert "Bus" confirma qu'il n'y avait plus d'espoir quant à une amélioration du temps et c'est un peu déçu tout de même que nous nous sommes équipés pour le retour. Malgré le regret de ne pas pouvoir monter sur les cols, l'ambiance restait saine et l'équipement anti-grosse pluie de certains provoqua l'hilarité générale. En effet, certains avaient opté pour de chouettes cornets en plastique multicolores sanglés aux chaussures alors que qu'un autre avait adopté un sac à poubelle en guise de veston. Profitant d'une légère accalmie, départ vers 1030. Pas trop de problèmes jusqu'à Innetkirschen, mais des trombes d'eau nous surprirent peu avant Meiringen. Le meilleur moment fut sans doute la longue ligne droite entre ces deux villages où à chaque croisement avec une voiture nous valait une impressionnante vague, remplissant entre autres les cornets en question ci-dessus. Et pourtant dans ce déluge, alors que Pierre J. me semait lentement et que Guillaume me dépassait comme une bombe avec son "TM", je constatais avec bonheur que le moteur de mon "RS" se comportait de mieux en mieux. En effet, en début de sortie, alors qu'il peinait à tenir les hauts régimes, je constatais que les choses s'améliorais de plus en plus, pour devenir franchement surprenantes vers la fin de la promenade, surtout en rapport, disons heu... à la taille et à l'équipement aérodynamique du pilote. Pas de chance, par contre, pour Claude G. dont le bras arrière de son "RS" '72 contractait une maladie bien connue de nos Florett en prenant un jeu important au niveau de son axe. Pour ce dernier, dès ce moment, pas question de nous faire un remake du "GT Grande Vadrouille" du dernier "TM Rallye" et le 60 km/h fut un maximum pour éviter de prendre inopinément toute la route. Pierre B. avait dû délaisser sa fidèle "RS" '69 également en proie à des problème d'axe de bras oscillant, pour un "TM" '74 un peu moins rapide, mais qui grimpait plutôt bien. Même machine apparemment un peu plus performante pour Gilbert M. "Bus". Pierre J. n'était pas en reste avec son très beau "RS" '69. Christian G. toujours fidèle à sa "GT" et Guillaume B. sur son magnifique et performante "TM" '69 très bien restauré, complétaient la petite équipe.

Un dernier café le long du lac de Brienz et peu après, la pluie s'arrêtait. Traversée spectaculaire d'Interlaken. Puis sur la magnifique petite route enfin sèche, du lac de Thoune, il nous était possible de pouvoir enfin goûter au plaisir de pouvoir enfin libérer les "chevaux" et c'est presque déçus que nous avons finalement rejoint les bus, tant ces derniers kilomètres avaient été avalés avec bonheur. Peu après, bien à l'abri dans nos bus, le soleil faisait son apparition...

En guise de conclusion, je tiens à remercier tous les participants pour leur solidarité et pour les efforts qu'ils ont consentis afin que l'ambiance reste au "beau fixe" et ce, malgré l'humidité des quelques "ondées passagères".


Ci-dessus, alors que nous fûmes traîtreusement surpris par une petite ondée, l'excellent Pierre J., grand amateur de tout terrain, reste à l'aise sur la route qui mène à Guttanen. A l'Amicale, on reste cool je vous dit ! (en fait H-G. Anscheidt sur son Mustang au « Schweren Schwäbischen le 29 avril 1961… )
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